34 impasse Cazan, 84330 Caromb
+33 6 65 12 70 80

29 avenue du 11 novembre, 84150 Jonquières

Pierre Renard
Psychanalyste proche Carpentras
 
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Pierre Renard est spécialisé en EMDR

EMDR à Caromb (proche Carpentras) et à Jonquières

Qu'est-ce que l'E.M.D.R+ ?

En anglais le développement de cet acronyme est : eyes movements, desensitivation/desensibilization, reprocessing/reinilization, soit, en bon français : désensibilisation et réinitialisation par les mouvements des yeux.

Il s'agit d'une thérapie courte, ou que l'on peut avec bénéfice insérer dans une psychothérapie, ou une psychanalyse, "comme accélérateur de particules", ou dans leurs moments difficiles : lorsque la levé du symptôme confronte le sujet au vide, ou à la recrudescence des affects.

Quel en est l'efficace ?

Tentons ici brièvement de donner quelques éléments de neurophysiologie et en y articulant quelques notions de clinique psychopathologique.

Quelques éléments sur l'efficace thérapeutique de l'E.M.D.R : "l'effet Zeigarnik" - Lacan.

D'abord, effectuons le geste de la couturière : un petit point-arrière.

Lacan, ça n'est pas seulement un grand psychanalyste et ça n'est pas seulement "le signifiant et le signifié", ou "l'inconscient structuré comme un langage".

Lacan, c'est un prédécesseur des concepts des thérapies brèves et de la cybernétique : "le 1 du réel ne vient à l'existence que sur fond du zéro" - Séminaire 2, 1954-1955.

Car il faut du "0" (zéro) pour initialiser un nouveau "1" : pour créer une nouvelle réalité psychique, ce que nous appelons en hypnose "la repotentialisation" : créer de nouveaux potentiels.

L'alternance du 0 et du 1, c'est donc la "réinitialisation" et ainsi de ses travaux sur la "computer machine" (A.Turing) : l'autopoïèse, ou autorégulation d'un système intégrant de nouvelles données (environnement, relationnel).

Le deuxième "point-arrière" ressortit du narcissisme primaire (Freud, Ferdern) entre 2 mois et 24/30 mois ou "stade du miroir" (Lacan) : l'Autre maternel, l'Autre imaginaire, c'est la pression active (soins, toucher, parole) et passive de la mère : "la rêverie diurne" (W.Bion) en miroir de laquelle s'élabore le moi et ses relations d'objets qui intègrent celles de la mère.

Tous ces phénomènes sensori-affectivo-signifiant (Peter Rygaard), en ce qu'ils  entourent le bébé, puis l'enfant représentent une pression environnementale (dont la relation d'objet) ; pression qui vectorise son développement neurophysiologique, et sa régulation - rythme nycthéméral/veille-sommeil, faim, spécialisation des réseaux neuronaux.

Cette pression environnementale assure la maturation du schéma corporel (rapport réel à l'espace) et de l'image inconsciente du Moi : le rapport imaginaire en miroir (stade du miroir - Lacan) à l'espace et à l'autre impliqué dans, par exemple, la sexualité, le phénomène projectif (phobies, hétérophobie), anorexie et déformation projective de l'image du Moi.

L'Autre imaginaire, c'est donc l'homologue, mais aussi, le vecteur du procès ancré dans l'aire somesthésique primaire : la représentation de l'espace, mais aussi, où prévaut l'affect/l'émotion et avec le lobe occipital 1 et l'amygdale.

En cas de traumatisme direct, ou par procuration : l'identification spéculaire ; de carençage sensitivo-affectif ; ou encore, de burn out : la suractivité professionnelle et discursive/intellectuelle ; l'efficace thérapeutique de l'EMDR va être de faire passer ces émotions désubjectivées/non-métabolisées à la représentation qui les dissout.

Car, en psychanalyse comme en EMDR, ce qui advient à la représentation se dissout, s'efface.

C'est "l'effet Zeigarnik" : l'effet du "zéro", une réinitialisation ou "reprocessing" en E.M.D.R qui s'appuie sur cette bulle de vécu, qui, ayant traversé toutes les couches de l'être, lorsqu'elle atteint la surface, s'évapore : "0".

Ce passage s'effectue par fornix et le corps calleux vers le lobe visuel secondaire qui associe du sens à l'image et vers le cortex frontal et l'aire de Broca.

Ce passage "aller" est donc le concept de l'hypnose éricksonienne : "la dépotentialisation", ou de la psychanalyse : l'effet Zeigarnik (Lacan) qui sera le concept de float back de Tulving et Thomson (1973) : faire remonter le bouchon (traumatisme, stase) par la libre association et le dissoudre ; un concept que reprendra l'EMDR (Shapiro, 2001).

Il y a - et il faut - aussi le passage "retour" de gauche à droite, vers l'aire somesthésique et les autres : c'est le 1 du "reprocessing" dont procèdent la reformation d'autres images et d'autres associations de sens avec les images.

De nouvelles associations qui défont le potentiel traumatique ou encore, phobique (indication thérapeutique) des images et des engrammes sensoriels.

Cette voie retour, c'est donc le D.I.R d'Adrew Leeds (1995) : "le développement et l'installation de (nouvelles) ressources" ; un outil qu'empruntera l'EMDR (Shapiro, 2001).

Les indications thérapeutiques de l'E.M.D.R

Si toutes les indications thérapeutiques de l'E.M.D.R ont été données sur la page "qui suis-je".

Ajoutons simplement ici que les protocoles varient d'une personne à l'autre et d'un symptôme physique ou psychique à l'autre.

En effet, mes études en psychiatrie (12 ans) me permettent d'effectuer un diagnostic de la structure sous-jacente au symptôme et ainsi, de décider l'opportunité du traitement qui est proscrit dans les psychoses et formes délirantes, ou qui permet de choisir le protocole répondant au mieux aux diverses souffrances, ou aux symptômes.

Car les symptômes se ressemblent, mais non la structure sous-jacente et la personnalité ; or, c'est celle-ci qui est déterminante dans le choix différencié des protocoles et leur réussite.

 

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